Richard Mortensen « Sonorité jaune »
Richard Mortensen (1910-1993)
« Sonorité jaune »
Gouache et mine de plomb sur papier fort
Date 1957
Excellent état
Dimensions 31,5 X 49 cm – encadrée 34,5 X 52,5 cm
Je suis intéressé·eA propos de l’oeuvre
L’œuvre à la loupe ®
Une maîtrise de l’abstraction géométrique, où la rigueur constructive rencontre une dynamique spatiale frappante. Sur un fond noir profond, des formes acérées et des aplats de couleurs vives (bleu électrique, rouge saturé et violet ).
Des « silhouettes » , aux contours parfaitement découpés, apportent une tension organique à cette structure rigoureuse.
Une œuvre d’équilibre et de force, représentative de son exigence formelle développée à Paris.
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Sonorité jaune et Richard Mortensen : l’héritage de Kandinsky
Dans son ouvrage « Du spirituel dans l’art », Wassily Kandinsky théorise « l’audition colorée », associant instruments de musique et couleurs. Prônant un art total mêlant toutes les disciplines, il conçoit dès 1909 le projet scénique avant-gardiste « Sonorité jaune », qui ne verra pas le jour de son vivant.
En 1956, le metteur en scène Jacques Polieri redécouvre l’œuvre et entreprend de la concrétiser, plaçant l’élément pictural au cœur de la création pour articuler musique, danse et texte. Ce projet ambitieux attire des figures majeures de la modernité comme Pierre Boulez, Iannis Xenakis ou Maurice Béjart.
Sous l’impulsion de Nina Kandinsky, le peintre Richard Mortensen réalise une suite picturale dédiée, tandis que Jean Barraqué en ébauche la structure musicale. Il faut toutefois attendre 1975, avec une partition d’Alfred Schnittke, pour que l’œuvre soit enfin révélée au public, avant sa création mondiale officielle au Théâtre des Champs-Élysées le 4 mars 1976.
Empreinte muséale ®
Quatre œuvres de la « série Sonorité jaune » sont conservées au Musée d’art moderne de la ville de Paris sous les numéros d’inventaire AM-81-65-909, AM-81-65-910, AM-81-65-911, AM-81-65-912 – Legs Nina Kandinsky 1981