Maximilien Luce
André Cottavoz

À propos de l’artiste

Un des fameux représentants du néo-impressionnisme. Une œuvre engagée, débordante de passion dont la majeure partie est consacrée aux plus humbles, aux sans-grades. Excellent portraitiste et excellent dessinateur. 

Éléments de biographie : 

1858 : naissance à Paris

1871 : apprenti graveur sur bois

1876 : graveur chez Eugène  Froment  

1887: expose au Salon des Indépendants  

1895 : délaisse peu à peu le divisionnisme  

1899 : 1ere exposition personnelle Paris Galerie Durand-Ruel 

1920 : s’installe à Rolleboise  

1935 : président de la Société des Artistes Indépendants 

1941 : décès à Paris 

Maximilien Luce, connu pour être l’un des fameux représentants du courant néo-impressionnisme, naît à Paris en 1858.
Apprenti à 13 ans, dans l’atelier d’Henri Théophile Hildibrand graveur sur bois, il suit des cours de dessin du peintre Diogène Maillart et étudie chez Carolus- Duran (portraitiste apprécié de la haute société de la troisième République).

Graveur de formation puis de métier, (pour Eugène Froment le journal «l’Illustration») il peint, parallèlement à ce travail, pour son plaisir.

1887, date de sa première exposition (Salon des Indépendants), étape importante : Luce y rencontre Camille Pissarro, Paul Signac et Georges Seurat. Ces deux derniers chefs de file du néo-impressionnisme.
Ce courant souhaite renouveler l’approche impressionniste en conjuguant culture classique et approche scientifique notamment celle de la théorie des couleurs et de la perception d’ Eugene Michel Chevreuil.
Les peintres n’opèrent plus par la palette mais par la juxtaposition de touches de couleur complémentaires directement sur la toile, celles-ci produisant un mélange optique précis.

Animé d’un idéal égalitaire, témoin agissant de son temps (collaboration à des journaux anarchistes « Le père peinard », « La révolte », la majeure partie de l’œuvre de Maximilien Luce est consacrée à la vie ouvrière.

Durant toute la période « pré-Rolleboise », Luce nous donne à voir une peinture engagée, débordante de passion Il met en scène, dans ses peintures, les plus humbles : les ouvriers des aciéries et des chantiers, des remouleurs, des batteurs de pieux, les sans-grades, les suppliciées de la Commune.
Il se démarquera de ses pairs dans le choix des sujets et dans l’interprétation qu’il fait des préceptes du néo-impressionnisme.

Il délaisse progressivement le néo-impressionnisme au début du XX ème. En 1920 il s’installe à Rolleboise , pratique un art plus « assagi » et renoue avec les thèmes du premier impressionnisme : les baigneurs, les bords de Seine

Travailleur acharné, excellent portraitiste et excellent dessinateur Maximilien Luce a laissé une oeuvre foisonnante.

Ses oeuvres sont présentes dans des musées en France en particulier : musée d’Orsay ,Paris, Grenoble, musée Lambinet, Versailles et à l’étranger : musée d’Art de San Diégo, Metropolitan Muséum of Art, New York, Genève, Indianapolis.…

 

Sources : Les Petits maîtres de la peinture Gérald Schurr, Pierre Cabane – Éditions de l’Amateur 2014 / Histoire visuelle de l’Art, Larousse 2003 / Le guideargus de la peinture du XIXe siècle à nos jours , Gérald Schurr, les éditions de l’amateur 1990.

Oeuvre de l’artiste

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