Hua Zhang
Claude venard

À propos de l’artiste

Peintre voyageur, Zhang Hua peint, à ses débuts, dans une veine figurative. Aux confluences culturelles et artistiques, son oeuvre s’oriente vers une abstraction lyrique dans un vocabulaire pictural proche des dripping.

Éléments de biographie : 

1898 : naissance en Chine 

1937 : s’installe à Paris 

1954 et 1956 : expose à Tokyo

1970 : décès à Lyon 

Des études d’art en Chine le conduisent à enseigner, durant quelques années, la peinture dans son pays avant de parcourir le vaste monde.

Zhang Hua peint,  à ses débuts, dans une  veine figurative : natures mortes et paysages lors de son séjour au Canada. Il expose à Vancouver.  Aux États Unis et notamment  New York il représente, entre autres, des buildings;

Vers le milieu des années 30 il part en Europe.  Après Strasbourg il se fixe à Paris, deux décennies,  dans le quartier de Montparnasse, quartier qui jouit d’un bouillonnement  artistique  fécond – les peintres ont quitté Montmartre et la rive droite pour se rassembler sur la rive gauche- et qui accueille volontiers des peintres désargentés, en quête de vie peu chère.

Zhang Hua exercera aussi des « petits boulots » dont celui d’encadreur. Ce qui lui permet de côtoyer des artistes en vue de la première école de Paris : Kikoine, Chagal, Van Dongen ….

Dans les années 50, la peinture de Zhang Hua s’oriente progressivement vers l’abstraction. Une abstraction assez structurée qui devient plus lyrique au fil de sa production. Cette abstraction promeut l’importance de la gestuelle du peintre et sa spontanéité à exprimer ses pulsions et son inconscient. Dans le cas de l’école française une attention particulière est portée au lyrisme de la couleur et à la calligraphie.

Zhang Hua au confluent des cultures et des influences artistiques produit une oeuvre d’une belle modernité avec un vocabulaire pictural proche des dripping*  de Jackson Pollock notamment la période 1955- 1960. Après un période japonaise assez brève, période au cours de la quelle il expose à Tokyo, il revient à Paris et décède à Lyon en 1970.

Dripping : technique qui consiste à projeter librement la peinture sur la toile, de manière aléatoire à l’aide de pinceaux, bâtons, bidons percés. 

Cette technique découle de  l’Action painting* , Jackson Pollock et Willem de Kooning en sont les figures majeures. L’oeuvre n’est plus un espace pour concrétiser un objet réel ou imaginaire. Ce qui advient sur la toile constitue le témoignage de l’action du peintre, de son mouvement. L’expression d’une tension intérieure du peintre dont la toile devient le témoin prend le pas sur l’image.

Action painting : expression lancée en 1952 par Harold Rosenberg, poète et critique d’art américain

 

Oeuvre de l’artiste

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