"Sonorité jaune" de Richard Mortensen

Kandinsky, adepte d’un art total, mêlant peinture, musique, danse, théâtre et littérature, captivé par la théorie des couleurs, entendait proposer une expérience sensorielle et projeter le spectateur vers un autre monde.

Sonorité jaune est un projet pensé pour la scène par Kandinsky en 1909. Ce projet très avant gardiste, malgré deux tentatives, n’a pas abouti

En 1956, Jacques Polieri (1928-2011) metteur en scène, fasciné par l’innovation et l’avant garde découvre l’œuvre. Partisan, lui aussi, d’un art total, de la confrontation entre ceux-ci, il s’attèle à la mise en scène et à un projet de film. L’élément pictural le point de départ, point de départ autour duquel seront bâtis la musique, la danse, le chant, le jeu et même le texte.

Le musicien Jean Barraqué (1928- 1973) élabore un découpage et la mise en place des structures d’une partition musicale. Les compositeurs Pierre Boulez, lannis Xenakis et le chorégraphe Maurice Béjart montrent leur intérêt.
Recommandé par Nina Kandinsky (veuve de Kandinsky) Richard Mortensen, s’isole à Hennequeville (Calvados) et réalise la suite « Sonorité jaune ».

Il faudra attendre, près de vingt pour que se concrétise la première de « Sonorité jaune » (partition d’Alfred Schnittke, répétition publique du 6 août 1975, Sanctuaire de la Sainte-Baume). La création mondiale suivra au Théâtre des Champs-Élysées le 4 mars 1976.

Wassily Kandinsky (1866-1944) dans son ouvrage « Du spirituel dans l’art et la peinture en particulier » propose des exemples de ce qu’il nomme « l’audition colorée ». Il associe, avec le musicien Arnold Schoenberg, des couleurs à des instruments précis : jaune pour la trompette, orange pour l’alto, rouge pour le tuba…etc.

 

 

Œuvres en rapport

le Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, conserve quatre gouaches issues de la suite “Sonorité jaune”, gouaches rentrées dans les collections nationales suite au legs, en 1981,  de Nina Kandinsky (veuve de l’artiste). Ces gouaches portent les numéros V, VII, XXVII, XLVI  A.

La gouache présentée ici porte le numéro  XXXIII  BIS.

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