Richard Mortensen

École de Paris

À propos de l’artiste

 

Peintre danois. Influencé par Kandinsky. Un expressionnisme, durant la guerre, comparable à celui d’Asger Jorn, qui annonce Cobra, aventure à l’opposé de l’abstraction géométrique adoptée par Mortensen en 1946. Un art d’une grande clarté, construction réfléchie soutenue par une palette vive et délicate. Une peinture du mouvement par les relations dynamiques créées entre les formes simples mises en œuvre

Éléments de biographie : 

1910 : Copenhague

1931-1932 : Académie Royale de Copenhague

1932 : Berlin en compagnie de Ejler Bille, y rencontre Kandinsky

1933 : expose ses toiles abstraites au Salon d’Automne danois

1946 : s’installe en France

1950 : Prix Kandinsky – première exposition personnelle  galerie Denise René

1952 : Klar Form exposition de 20 artistes de « L’École de Paris », tournera en Europe du Nord et connaîtra un fort retentissement mondial

1958 : exposition au musée d’Aarhus

1961 : représente le Danemark à la Biennale de Venise

1962 : vit de nouveau à Copenhague

1965 : nommé professeur à l’École des Beaux Arts

1993 : décès à Ejby (Danemark)

Richard Mortensen est un peintre danois né à Copenhague en 1910. En 1932 il quitte l’Académie Royale de Copenhague – après deux années d’étude – et se rend à Berlin avec Ejler Bille*.

Séduit par le surréalisme dans un premier temps, Mortensen l’abandonne au contact des membres du Bauhaus, de Klee et de Kandinsky qui l’influence immédiatement.
L’année suivante, il présente des toiles abstraites au Salon d’Automne danois.

Cofondateur de la revue « Linien » (la ligne) au début des années 30  avec Ejler Bille et Vilhelm Bjerke-Petersen, il publie d’importants articles critiques et théoriques. A ce titre, Richard Mortensen a exercé une forte influence dans la diffusion des avant-gardes auprès du grand public. Linien organise , en 1937, à Copenhague la première exposition d’art contemporain : 70 oeuvres de Miro, Mondrian, Klee, Kandinsky, Tanguy, Taeuber-Arp sont présentées.

Pendant la guerre et les années d’occupation il peint des « scènes de sacrifice » et des « paysages de terreur » dans un expressionnisme, comparable à celui de son compatriote Asger Jorn, qui annonce Cobra*. Mortensen ne participera pas à l’aventure Cobra.
En 1946, il s’installe à Paris pour une quinzaine , rejoint la Galerie Denise René et adopte l’abstraction géométrique d’une parfaite précision (à l’opposé de Cobra).
Il se lie d’amitié avec Vasarely, Jacobsen, Herbin, participe à de très nombreuses expositions collectives en France « Tendances de l’art abstrait », « Prise de Terre » « Quelques aspects de la peinture présente « , « Espaces nouveaux »…etc, à l’étranger (Biennale de Venise, Musée d’Aarhus, Dokumenta de Kassel, Rio de Janeiro, Helsinki, Oslo…) expose, à titre individuel, chez Denise René, régulièrement et, des œuvres aux cimaises des musées : Sao Paulo, Stockholm, Malmö, Copenhague, Aarhus, Paris(Centre Pompidou). 

En 1962, Richard Mortensen retourne vivre au Danemark. Il y réalise de nombreuses décorations monumentales. Dans un subtil équilibre de ses formes, à l’instar de ses toiles.
Son art est d’une grande clarté, une construction réfléchie savamment soutenue par une palette chromatique vive, délicate, témoin d’une maitrise parfaite du rapport entre les valeurs.
C’est aussi une peinture du mouvement par les relations dynamiques créées entre les formes simples mises en œuvre.

Bibliographie : Le Delarge, dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains / Gazette Drouot 22 novembre 2023 / Dictionnaire de l’art moderne et contemporain, édition Hazan 2002 / L’École de Paris 1945-1965, dictionnaire des peintres, Lydia Harambourg, Ides et Calendes 2010

Oeuvre de l’artiste

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