Le pastel 

Commence à être utilisé en France dès le XVe siècle, comme complément pour le dessin (rehauts).
Son usage se répand et au XVIIe siècle il s’affirme comme une technique indépendante parfaitement adaptée pour les portraits (velouté, rendu de la carnation).

Crayon de couleur en bâtonnet composé de couleurs pulvérisées et terre blanche broyée, amalgamée avec de la gomme arabique, parfois du miel, de la colle, puis façonnés en petits bâtonnets et mis à sécher. Pastel traditionnel ou sec.
D’invention plus récente le pastel gras ou à l’huile d’un pouvoir colorant puissant plus couvrant, une texture lisse et brillante.

Au XIXe siècle son utilisation s’élargit au delà du portait : les paysages de Delacroix, de Millet, la série des plages de Degas – qui déploie toute son audace et son inventivité par l’utilisation du pastel « mouillé » -, les artistes symbolistes y trouvent aussi un outil adapté à leurs visions.

Plus proche de nous, des artistes tels Pablo Picasso, Robert et Sonia Delaunay, Wilfredo Lam, Jean-Michel Atlan exploitent cette technique pour ses couleurs éclatantes jaillissant sur le fond blanc du papier. Comme il accroche le papier, le pastel accroche la lumière. 

 

La Galerie vous présente deux pastels d’artistes de la nouvelle École de Paris, Ladislas Kijno et Gustav Bolin.

Kijnoproduit

« Composition » de Ladislas Kijno daté 62

Rare pastel sur papier bleu d’une facture caractéristique de son œuvre : une composition structurée, une palette chromatique sobre, un langage plastique qui s’articule autour de la forme sphérique, ovoïde, la courbe, les rondeurs.

“Paysages de Gustav Bolin, daté 1962

Pastel et gouache sur papier. Caractéristiques chez Bolin, cette sensibilité aux couleurs, aux rythmes d’un paysage, concilier une scène à la fois naturaliste et présentant des attributs abstraits.

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