Jean Piaubert
Nouvelle école de Paris
Jean Piaubert

À propos de l’artiste

Jean Piaubert, un style qui évolue vers l’abstraction après guerre, une abstraction d’un signe fortement chargé de correspondances sensorielles et puisant sa force dans sa seule pureté plastique. 

1900 : naissance à Feydieu le Plan (Gironde)

1918 : école des Beaux Arts de Bordeaux

1922 : se fixe à Paris, travaille pour Poiret, rencontre Dufy, Friez, Derain 

1932 : 1ere exposition personnelle

1935 : imprimerie Draegger

1946 : exposition  au Salon des Réalités Nouvelles (de 46 à 52), au Salon de Mai

1947 : exposition Galerie Denise René Mai

1952 – 1957 : série de voyages (Grèce, Turquie, Asie Mineure) qui lui inspireront des peintures

1954 : aborde la tapisserie

1967: se consacre exclusivement à la technique du sable 

2002 : décès à Paris

Elève de l’école des  Beaux Arts à Bordeaux Jean Piaubert se fixe à Paris en 1922. Remarqué par Paul Poiret, ce dernier lui commande des dessins de tissus et des maquettes de costumes de théatre. Il fréquente la Grande Chaumière et des ateliers de Montparnasse.

Il acquiert, par la réalisation de travaux de typographe chez Draeger, le goût de l’ordonnance rigoureuse.

A ses débuts, Jean Piaubert est un peintre de paysages, éloigné de l’abstraction.  Son style pictural évolue vers l’abstraction après guerre, style dérivé d’une certaine influence de Magnelli dont la présence était forte dans le contexte parisien. Puis, il glisse lentement vers un paysagisme abstrait à la fin des années 50, s’écarte de tout géométrisme, et s’oriente vers un matiérisme  par l’inclusion de matière (sable, gravillons), technique à laquelle il se consacre exclusivement à compter de 1967.

Le principe fondamental de son abstraction “celle d’un signe fortement chargé de correspondances sensorielles et puisant sa force dans sa seule pureté plastique” *.

Par des moyens simples, voire réduits, le souci de la composition claire  et nette, les harmonies sourdes à base de bruns, de noirs profonds, la grammaire picturale de Piaubert exerce toute sa force sur nos récepteurs émotionnels. 

A partir de 1946, Jean Piaubert expose régulièrement au Salon des Réalités Nouvelles et à de nombreuses expositions de groupe de l’abstraction française. L’oeuvre de Piaubert a fait l’objet d’expositions prestigieuses en France et à l’étranger. 

Dés ses débuts il s’est consacré à la gravure, a illustré des ouvrages de poésie pour Claude Aveline, Jean Laugier, Saint John Perse…, a réalisé des cartons de tapisserie pour Aubusson.

Des oeuvres de Jean Piaubert figurent dans des collections publiques : Musée National d’Art Moderne, Paris, Le Havre, Caen, Strasbourg, et dans de nombreux musées à l’étranger : Allemagne, Belgique, Danemark, Turin, Rome,Tokyo, New York. 

*François Pluchart catalogue Piaubert, galerie Trigano, 1985 cité par Lydia Harambourg

Sources : L’école de Paris 1945 – 1965, Lydia Harambourg , 2010 / Regard sur la peinture contemporaine, Gérard Xuriguera,1983 / Bénézit 1999

Oeuvre de l’artiste

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