Guy Bardone
Nouvelle école de Paris
André Cottavoz

À propos de l’artiste

Peintre résolument figuratif qui ne renie pas son appétence pour une peinture décorative. Une palette qui exprime l’essentiel, souvent dans des dominantes de verts et de bleus, des matières comme veloutées. 

Éléments de biographie : 

1927 : naissance à Saint Claude (Jura)

1942 : élève aux Beaux Arts à Lyon

1945 – 1950 : Ecole Nationale Arts Décoratifs – Paris 

1947 : expose au Salon des Moins de Trente Ans 

1950 : expose au Salon des Jeunes Peintres (annuellement jusqu’en 1961)

1952 : Prix Fénéon 

1955 : exposition personnelle, Galerie Guiot 

1956 : s’installe à Paris, reprend l’atelier de Albert André

1957 : prix Greenshields avec Gaston Sebire

1960 : expose à la Galerie Findlay – New York 

1986 : rétrospective Château de Chenonceau 

2015 : décès à Oyonnax

Peintre, aquarelliste, lithographe, illustrateur, Guy Bardone est un des brillants représentants de la nouvelle génération figurative. Il s’inscrit dans la lignée du mouvement de la Réalité Poétique ( goût pour la couleur et une figuration poétique). 

La guerre interrompt sa formation à l’école des Beaux- Arts de Lyon, formation qu’il reprend avec son admission à l’école Nationale des Arts Décoratifs à Paris. Il y suit les cours de François Desnoyer, Jules Cavaillès et de Maurice Brianchon.

En 1947, Bardone présente un premier tableau “Nature morte” au Salon des Moins de Trente Ans. Il collabore avec René Genis, en 1949,  à une peinture murale pour le réfectoire de l’école de la Marine Marchande. Ce sera le début d’une longue et solide amitié. Vers cette époque  il rencontre George Besson, jurassien comme lui, collectionneur et critique d’art (de 1947 à 1969, chroniqueur artistique attitré de l’hebdomadaire “les lettre françaises” dirigé par Aragon). Besson promoteur de la peinture figurative de tradition française encourage et soutient Bardone.

Bardone, résolument figuratif construit une oeuvre d’une extrême continuité  : y dominent la peinture de paysages avec une attirance pour sa région natale, et des natures mortes.  A ce festin de la nature par des matières subtilement brossées, comme veloutées, les personnages sont rarement conviés à troubler l’ordonnancement de la composition.

Si les voyages (Ibiza, Espagne, Pays-Bas, USA, Mexique, Venise et la Grèce)  lui procurent autant de nouvelles inspirations Bardone supprime tout pittoresque de sa peinture. Ne subsistent par le jeu de la composition, la polyphonie colorée de la palette, souvent dans des dominantes de verts et de bleus, que l’essentiel et l’émotion d’un moment lumineux.

Guy Bardone a exposé régulièrement en France et à l’étranger (États-Unis, Japon,suisse, Allemagne, Tapei…. Ses œuvres ont intégrées des musées : Bagnols-sur-Cèze, Grenoble, Besançon, Poitiers, Musée National d’Art Moderne Paris, musée de la ville de Paris. 

En 2008  a été inauguré le musée de l’abbaye Saint Claude qui réunit des œuvres de Guy Bardone et René Genis et des œuvres d’une importante collection de ces derniers dont 32 Bonnard. 

Sources: L’école de Paris 1945-1965, Lydia Harambourg, 2010 / cottavoz.fr (site officiel) / La jeune peinture Années 50 – Eric Mercier, Artcatos 2010 /

Oeuvre de l’artiste

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