Claire Pichaud
Autodidacte. À partir des années 1980 les structures géométriques s'effacent. De grands formats travaillés au sol, une démarche proche de l'esprit du mouvement Supports-Surfaces
À propos de l’artiste
Claire Pichaud (1935-2017), après des études de philosophie auprès de Vladimir Jankélévitch, elle mène d’abord une carrière de chanteuse et de compositrice. Sous le nom de Marie-Claire Pichaud, elle met en musique des textes bibliques puis des poèmes de René Char.
C’est en 1971 qu’elle abandonne définitivement la musique pour se consacrer pleinement à la peinture. Autodidacte, elle développe d’abord une œuvre sur papier dominée par les ocres, les gris et les terres, avant de s’orienter vers une abstraction géométrique exigeante. Sa Série des fenêtres constitue, à cet égard, l’un de ses ensembles les plus remarqués.
À partir des années 1980, son travail évolue vers une liberté nouvelle. Les structures géométriques s’effacent au profit de la couleur, du geste et de l’expérimentation matérielle. Travaillant souvent sur de grands formats posés au sol, elle appose la couleur au rouleau, accueille les effets du hasard, froisse la toile ou la libère de son châssis. Cette démarche la rapproche alors de l’esprit du mouvement Supports/Surfaces.
Persuadée que l’art possède une dimension profondément humaine et réparatrice, elle choisit également de présenter ses œuvres au sein d’établissements hospitaliers. Des œuvres de Claire Pichaud figurent dans des collections publiques : au Fonds National d’Art Contemporain (FNAC) la toile Suite saturnienne, SATOR AREPO no inventaire FNAC 94032 , Le Mobilier national : conserve dans sa collection officielle de tapis de la Manufacture de la Savonnerie une œuvre textile contemporaine majeure de Claire Pichaud intitulée Le monde en 9 ou La maison du calendrier. Cette pièce d’art textile a d’ailleurs fait l’objet d’une mise en avant officielle lors de l’exposition institutionnelle « Tombée de métier » à la Galerie des Gobelins.